Française d’origine italo-suisse, Marie Danielle Koechlin vit et travaille à Paris. Elle présente régulièrement en France et en Suisse de grandes installations ou environnements qui traduisent ses espaces intérieurs.

Sculpteur de formation,  elle explore et utilise des matériaux synthétiques contemporains,  vinyle,  plexiglas,  silicone,  ainsi que des supports plus traditionnels comme la toile et les papiers,  ou encore la vidéo qu’elle intègre à certaines installations.

MDK  ne cherche pas à traduire le monde qui nous entoure ni son histoire mais plutôt les énergies qui nous meuvent. Tout passe par l’incarnation.

Depuis plus de 30 ans, elle explore en spirale des moyens d’expressions apparemment très différenciés, peinture, sculpture, vidéo et performance (pratiquée auprès de l’Actionniste viennois Otto Mühl), avec toujours pour compagnon de route, le dessin.

Elle explore en spirale les moyens d’expressions les plus différenciés pour donner vie à ses créatures.

Tous ses travaux sont liés, entremêlés  les uns aux autres, déterminés les uns par les autres dans une démarche cyclique faite de recommencements du même désir.

Dans sa vie comme dans son travail, elle fait en sorte que les éléments se chevauchent et se tressent, que les espaces et les formes communiquent les uns avec les autres, que les énergies qui l’habitent s’incarnent et se transforment selon leur exigence, et que les regards, l’esprit, la vie et les personnes circulent entre ses formes.

Depuis le commencement, depuis plus de trente ans, ses valeurs restent inchangées : que le trait soit habité, que l’espace abrite la lumière, que la lumière habite la couleur et la rende vivante, que les formes se transforment, se meuvent, que le rythme dialogue, que les mots tracent…

Si Marie Danielle était une œuvre d’art :
« Je voudrais être un film de Fellini ou plutôt toute son œuvre que j’adore pour sa poésie, sa démesure, son onirisme. »

Si Marie Danielle était un musée :
« Je voudrais être le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris parce qu’il est vivant et se renouvelle sans cesse. Aussi parce qu’il abrite une fresque de Raoul Dufy, « La Fée Electricité » que je retourne regarder chaque fois qu’une nouvelle exposition m’attire dans ces salles ».

Si Marie Danielle était un monument :
« Ce serait une sculpture modeste mais qui se se trouve dans ma ville d’origine, au bord du lac de Genève Elle s’appelle « La Bise » et c’est une belle femme en pierre, debout, contemplant les eaux du lac. Et puis nous avons fait autour d’elle une performance à plusieurs artistes, tous enduits d’argile et dansant en patin à roulettes ».

Si Marie Danielle était une couleur :
« Les couleurs changeantes de l’arc en ciel. »

Si Marie Danielle était une musique :
« Così fan Tutte » de Mozart.

ATELIER :
Marie Danielle a subit un important dégât des eaux dans son atelier, elle ne pourra hélas pas ouvrir les portes de son espace. Son oeuvre reste exposée à la Mairie du 9ème.
Bon courage Marie Danielle !

e.mail :  mariedanielle2@wanadoo.fr